Vaccins Covid, myocardites: ce que la Maison Blanche a préféré cacher au public

Vaccins Covid, myocardites et e‑mails secrets: enquête sur un mensonge d’État à la Maison Blanche…

Quand le récit officiel se fissure

Pendant des mois, le message restait le même: les vaccins Covid sont sûrs, la myocardite reste rare et généralement bénigne. Tout va bien, circulez.

Sauf que, derrière ce récit rassurant, des e‑mails internes circulent entre la Maison Blanche, le CDC, le NIH et d’autres agences. Ces messages parlent déjà de risques cardiaques, de les gérer, et surtout de comment en parler au public.

Ces courriels sortent aujourd’hui à la lumière grâce à la loi américaine sur la liberté de l’information, le FOIA. On peut les consulter, par exemple, via le travail du site DailyClout, qui publie 46 pages d’échanges entre hauts responsables.

Et là, l’ambiance change. On ne parle plus seulement de science. On parle stratégie, communication de crise, “script” à suivre, et peur d’un scandale si la vérité sort trop vite.

Alors, on va remonter ce fil ensemble. On va voir comment les signaux venus d’Israël et d’ailleurs ont été reçus. On va suivre ce qui s’est décidé dans les coulisses. Et surtout, on va chercher ce que cette histoire dit de notre rapport à la vérité, à la santé publique et à la confiance.

Myocardite et vaccins Covid: le décor se met en place

Avant d’ouvrir les e‑mails, il faut poser une base simple. La myocardite, c’est une inflammation du muscle cardiaque. Elle peut rester légère, mais elle peut aussi provoquer des douleurs, des troubles du rythme, voire un arrêt cardiaque.

Rapidement, après le lancement des vaccins à ARNm, des médecins signalent des cas chez des jeunes, surtout des hommes, peu de temps après une injection. Des études médicales détaillent ces cas et discutent d’un possible lien avec la vaccination. On en trouve une synthèse dans des journaux scientifiques accessibles via PubMed.

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Les autorités, elles, finissent par reconnaître ce risque, tout en rappelant que l’infection par le Covid augmente aussi le risque cardiaque. Le CDC publie par exemple des mises à jour sur la sécurité vaccinale dans ses rapports hebdomadaires, consultables sur son site ou via des analyses indépendantes comme Public Health Collaborative.

Mais ce qui pose vraiment question, ce n’est pas seulement la présence du risque. C’est le délai entre les signaux internes et la communication publique. Et surtout, la façon dont le message a été construit, parfois plus politique que scientifique.

Car dès février 2021, le ministère de la Santé israélien alerte ses homologues américains: il observe une hausse nette de cas de myocardite après la deuxième dose du vaccin Pfizer, surtout chez les jeunes. Un article d’enquête le rappelle en détail sur le Public Health Policy Journal.

À ce moment-là, des millions de doses partent déjà dans le monde entier. Et chaque mot prononcé par les autorités pèse très lourd.

FOIA, e‑mails cachés et peur à la Maison Blanche

Les e‑mails qui sortent ensuite grâce au FOIA ressemblent à des pages d’un scénario noir. L’avocat Edward Berkovich demande au CDC tous les messages contenant le mot “myocarditis” entre février et mai 2021. Il reçoit des centaines de pages, en grande partie caviardées, que DailyClout résume dans plusieurs articles.

On y voit des échanges entre la directrice du CDC, des responsables de communication, des conseillers de la Maison Blanche, mais aussi des figures très connues comme le Dr Anthony Fauci ou le Dr Francis Collins. Les noms reviennent sans cesse, dans un ballet de réponses rapides et de pièces jointes.

Dans ces pièces jointes, les e‑mails mentionnent un script, des “tough Q&A”, des slides pour préparer les porte-parole. On cherche la bonne manière de répondre aux questions sur la myocardite post‑vaccin, tout en évitant la panique.

En parallèle, Israël envoie ses propres données détaillées. Une analyse publiée dans le Public Health Policy Journal rappelle que les autorités israéliennes parlent déjà d’un signal fort après la deuxième dose, avec des chiffres précis.

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Pourtant, le grand public américain ne reçoit qu’un message lissé, tardif, qui parle d’un “petit nombre de cas” en cours d’examen. Le temps passe. La campagne de vaccination continue. Et le fossé se creuse entre les coulisses et le récit officiel.

Plus tard, une déclaration du sénateur Ron Johnson, accessible dans un document du Sénat américain, décrit comment des responsables fédéraux ont, selon lui, minimisé et caché le risque de myocardite lié aux vaccins Covid. On peut lire cette position dans son intervention publiée sur le site du Sénat, par exemple dans son opening statement.

À ce stade, une question s’impose. Pourquoi voir autant de prudence pour dire la vérité, alors que des millions de personnes attendent une information claire ?

Lanceurs d’alerte, autopsies et bataille de récits

Devant ces zones d’ombre, des voix s’élèvent. La journaliste Naomi Wolf, par exemple, lance avec son équipe le projet d’analyse des documents Pfizer et des e‑mails FOIA. Elle décrit ce travail sur DailyClout et parle carrément d’un “script” construit pour cadrer la vérité.

De leur côté, des médecins comme le cardiologue Peter McCullough cosignent une revue systématique des autopsies où une myocardite post‑vaccin était suspectée. L’étude, disponible via PubMed, conclut à un lien probable entre vaccination et certains décès par myocardite.

D’autres scientifiques critiquent cependant ces travaux. Des agences de presse et des sites de vérification, comme ceux cités dans un article de l’European Newsroom, estiment que ces études exagèrent les risques et reposent sur des données limitées.

Résultat: le public se retrouve pris entre deux récits. D’un côté, des autorités qui affirment que les vaccins Covid restent globalement sûrs, malgré un petit risque de myocardite. De l’autre, des lanceurs d’alerte qui parlent de mensonge d’État et de milliers de vies brisées.

Dans ce brouhaha, une chose frappe. Plus la transparence semble manquer, plus la suspicion monte. Chaque donnée cachée, chaque e‑mail caviardé, nourrit l’idée d’un complot plutôt que celle d’une simple erreur.

Ce que cette affaire nous apprend vraiment

Face à une histoire comme celle‑ci, la tentation reste forte de se dire : tout est pourri, plus rien n’est fiable. Pourtant, ce n’est pas la seule lecture possible.

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D’abord, si ces e‑mails sortent, c’est justement grâce à des outils comme le FOIA, des sénateurs tenaces, des journalistes, des avocats, des médecins qui fouillent les archives. Le système ne fonctionne pas parfaitement, mais il laisse des portes ouvertes.

Ensuite, cette affaire rappelle une leçon simple : la confiance ne se décrète pas. Elle se construit. Quand des agences de santé choisissent de protéger leur image plutôt que la transparence, elles prennent un risque énorme. Celui de perdre le public, même lorsque leurs recommandations restent fondées.

Pour l’avenir, cette histoire peut servir de point de repère. On peut exiger des données plus ouvertes, des avis contradictoires publiés au grand jour, des comptes rendus complets des réunions clés. Des institutions comme le Journal of the American Medical Association ou l’European Medicines Agency montrent déjà qu’on peut débattre des signaux de myocardite sans tout cacher, par exemple avec leurs rapports et articles accessibles en ligne.

Surtout, cette affaire de vaccins Covid et de myocardites rappelle que les citoyens ne sont pas des enfants à rassurer, mais des adultes capables d’entendre des vérités complexes. On peut dire : il existe un risque, il reste rare, voici les chiffres, voici ce qu’on sait, voici ce qu’on ignore encore.

Si on tire vraiment cette leçon, alors ce scandale ne sera pas juste un épisode de plus dans la saga des mensonges d’État. Il deviendra peut‑être le moment où beaucoup ont décidé de ne plus accepter les récits prémâchés. Et de demander, calmement mais fermement, une vraie transparence, pour que la santé publique rime enfin avec vérité partagée.