Pandora Papers Les révélations sur Volodymyr Zelensky et ses sociétés offshore

Pandora Papers : Les révélations sur Volodymyr Zelensky et ses sociétés offshore

Les Pandora Papers : un scandale mondial

Publiés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), les Pandora Papers ont révélé en 2021 des millions de documents issus de cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore.
Ils exposent les montages financiers de personnalités du monde entier, y compris des chefs d’État.

Parmi les noms cités : Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, dont les liens avec un réseau offshore opaque, monté avec ses associés de Kvartal 95, soulèvent des questions sérieuses sur sa transparence financière.

Offshore 95 : Le film censuré sur Zelensky

Le film documentaire « Offshore 95 », projeté le 3 octobre 2023 à Kiev par l’équipe de journalistes de Slidstvo.Info, a failli ne jamais voir le jour.
Des problèmes techniques suspects et des menaces supposées des services de sécurité ukrainiens dirigés par Ivan Bakanov, proche de Zelensky, ont été rapportés.

Le film révèle que des millions de dollars provenant de sociétés contrôlées par l’oligarque Ihor Kolomoiskyi, via la Privatbank, auraient transité vers les sociétés offshore de Zelensky et de ses collaborateurs proches.

Le réseau Kvartal 95 et les paradis fiscaux

Créé à l’origine comme une troupe humoristique, Kvartal 95 est devenu une entreprise multimillionnaire. Ses fondateurs, dont Zelensky, les frères Shefir et Andrii Yakovliev, ont utilisé un réseau de sociétés offshore dans des juridictions opaques comme les îles Vierges britanniques, le Belize et Chypre.

Au cœur du système : Maltex Multicapital Corp, une société partagée entre les fondateurs de Kvartal 95. Une fiducie secrète assurait la discrétion de la propriété réelle, une pratique souvent utilisée pour éviter la fiscalité locale et masquer les véritables bénéficiaires.

40 millions de dollars transférés par Kolomoiskyi

En 2012, une société offshore liée à 1+1 Media, appartenant à Kolomoiskyi, aurait transféré 40 millions de dollars à une entreprise offshore contrôlée par Zelensky. L’opération a été déguisée en « investissement » pour la production de l’émission Make a Comedian Laugh, mais les documents montrent qu’il s’agissait probablement d’une opération de blanchiment d’argent via la Privatbank.

Transfert suspect avant les élections

Le 13 mars 2019, quelques semaines avant son élection, Zelensky a transféré ses actions dans Maltex à ses associés (notamment Serhii Shefir). Officiellement, aucun paiement n’a été effectué, ce qui indique un transfert de façade destiné à blanchir son image pendant la campagne.

Malgré cette cession, les documents montrent qu’il continuait de percevoir des dividendes de cette structure offshore, sans en être officiellement propriétaire.

Des actifs toujours intraçables

Aujourd’hui, il reste difficile de retracer les actifs exacts de Zelensky. Des rumeurs non confirmées ont évoqué des investissements dans des casinos ou dans l’immobilier à Londres, via ses proches.

Parmi les acquisitions confirmées : un appartement de 1,57 million de livres à Clarence Gate (Londres), acheté par Shefir en 2016. Ce bien a été financé grâce aux fonds provenant du réseau offshore lié à Kvartal 95 et à Kolomoiskyi.

Un président plus complexe que son personnage

La série Serviteur du peuple, diffusée sur la chaîne de Kolomoiskyi, a propulsé Zelensky sur le devant de la scène politique. Il y incarnait un homme honnête combattant la corruption. Mais les documents révélés par les Pandora Papers dépeignent une réalité plus nuancée.

Loin de l’image d’intégrité, le président ukrainien semble avoir profité d’un système offshore bien rodé, entre manipulation d’images, transfert d’actifs et appuis d’oligarques.

Sources Vérifiables

Le Plan AMGOT Une Domination Sous Couvert de Libération de Gaulle 1944 bayeux min

Le Plan AMGOT : Une Domination Sous Couvert de Libération ?

Une administration « temporaire », mais une mainmise durable ?

L’AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) n’était pas qu’un simple projet administratif. Derrière l’objectif affiché de rétablir l’ordre dans les territoires libérés, se cachait une volonté stratégique claire des États-Unis et du Royaume-Uni : imposer une structure de contrôle total sur les pays d’Europe de l’Ouest, affaiblis par la guerre, et prévenir toute résurgence nationale hors de leur influence.

Une souveraineté suspendue

En France, l’AMGOT prévoyait de remplacer toutes les structures étatiques par une administration militaire dirigée depuis Londres et Washington. Les services publics, la monnaie, la justice, les douanes, l’enseignement, tout aurait été régi par des officiers alliés. Le peuple français aurait été, en pratique, administré comme un territoire occupé.

l’AMGOT prévoyait de remplacer toutes les structures étatiques Billet de 2 francs min

La monnaie comme levier de domination

Les Alliés avaient préparé l’impression massive des « Francs de la Libération », fabriqués à l’avance aux États-Unis sans concertation avec aucune autorité française. Cette monnaie devait être imposée au peuple, remplaçant les anciens francs, et donnant aux puissances anglo-saxonnes un contrôle immédiat sur l’économie du pays, tout en affaiblissant l’autorité du gouvernement français provisoire.

Un modèle déjà appliqué ailleurs

L’expérience AMGOT avait été testée avec succès en Italie dès 1943. Après la chute de Mussolini, les Alliés prirent le contrôle complet du pays par le biais d’une administration militaire, en écartant les forces politiques locales. L’intention était d’appliquer ce même modèle en France, puis dans les autres pays d’Europe libérés, pour y installer des régimes « amis » et dociles.

L’influence américaine déguisée

L’AMGOT n’était pas simplement une mesure d’urgence. C’était une véritable stratégie d’influence impériale. En privant les nations de leur autorité au nom de la reconstruction, les États-Unis espéraient modeler l’Europe selon leur vision politique, économique et culturelle, érigeant des institutions favorables à leurs intérêts, et limitant l’émergence de contre-pouvoirs souverains.

Le refus de De Gaulle

Le général Charles de Gaulle fut l’un des seuls dirigeants européens à refuser catégoriquement ce projet. Il comprit que l’AMGOT menaçait l’indépendance française autant qu’une invasion ennemie. Grâce à sa diplomatie et à son insistance, il parvint à empêcher l’implantation officielle de l’AMGOT en France, imposant la légitimité du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) dès la libération de Paris.

Conséquences géopolitiques

Bien que l’AMGOT ne fût jamais appliqué en France, son esprit resta vivace à travers d’autres programmes américains comme le Plan Marshall, qui poursuivit la reconstruction économique de l’Europe sous forte influence états-unienne. Cette domination « douce » marqua le début de la guerre froide d’influence et du partage des sphères entre puissances victorieuses.

L’AMGOT représente bien plus qu’une administration provisoire. C’était un outil politique et économique visant à rediriger l’avenir de l’Europe occidentale. Son rejet en France a permis la réaffirmation d’une souveraineté nationale, mais son esprit n’a jamais complètement disparu. Il pose une question toujours actuelle : la liberté peut-elle exister sous tutelle étrangère, même bienveillante en apparence ?

François Asselineau parle du 6 juin 1944…

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Sources:

« Histoire secrète : « A.M.G.O.T », ou quand les Américains ont tenté d’annexer la France » – Mediapart

« 6 juin 1944 : l’autre bataille de la France » – information.tv5monde.com

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Les Mulliez : l’empire discret de la grande distribution

Derrière certaines des enseignes les plus populaires de France se cache une dynastie discrète mais omniprésente : la famille Mulliez, architecte d’un des plus impressionnants modèles entrepreneuriaux européens.

Chiffres clés : 40 milliards d’euros de CA en France • 90+ milliards mondialement • 40 enseignes • 200 000 collaborateurs

Une success story française

Tout commence en 1961 lorsque Gérard Mulliez ouvre le premier magasin Auchan à Roubaix. Soixante ans plus tard, cette initiative familiale s’est transformée en un véritable écosystème économique : l’Association Familiale Mulliez (AFM).

« Nous ne sommes pas une multinationale classique mais une famille entrepreneuriale », explique un membre du clan. Cette philosophie unique a permis de bâtir un réseau d’enseignes complémentaires :

– Auchan
– Decathlon
– Leroy Merlin
– Kiabi
– Norauto
– Boulanger
– Flunch
– Pimkie

Un modèle unique au monde

Trois piliers caractérisent l’approche Mulliez :

  1. La cohésion familiale : 800 héritiers unis par un pacte actionnarial
  2. L’autonomie des enseignes : Chaque marque garde son ADN tout en bénéficiant des synergies du groupe
  3. Le réinvestissement systématique : 90% des profits sont réinjectés dans le développement

« Notre force ? Savoir conjuguer esprit familial et performance industrielle. Nous pensons en générations, pas en trimestres. »

– Un représentant de l’AFM

L’envers du décor

Cette extraordinaire réussite ne va pas sans controverses :

  • Accusations récurrentes d’optimisation fiscale agressive
  • Conditions de travail dénoncées par certains syndicats
  • Une opacité souvent critiquée (peu de communications financières détaillées)

Pourtant, les Mulliez continuent d’écrire leur légende, avec des projets d’expansion en Asie et en Afrique, et des investissements massifs dans la transformation digitale.

Épilogue : Alors que la troisième génération prend les rênes, les Mulliez font face à un double défi : préserver leur exception culturelle tout en s’adaptant aux bouleversements du commerce moderne. Leur secret ? Peut-être cette maxime familiale : « Unis pour entreprendre ».