TVA, Impôts et Injustice fiscale: le récit choc de David Guiraud à l’Assemblée nationale

Imaginez-vous, un matin, devant votre café, découvrant que la TVA que vous payez sur chaque achat du quotidien ne sert pas seulement à financer les écoles, les hôpitaux ou les routes, mais qu’une grande partie disparaît, transférée ailleurs, sans que vous n’en sachiez rien. C’est le sujet brûlant soulevé par David Guiraud, député, à l’Assemblée nationale ce 10 juin 2025. Une histoire qui n’est pas seulement la sienne, mais celle de millions de Français, de toutes classes, qui se demandent: où va vraiment notre argent ?

Le choc des chiffres, ou comment la TVA explose sous Macron

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, la TVA a connu une croissance spectaculaire. En 2017, l’État récoltait 163 milliards d’euros de TVA. En 2024, ce montant atteint 212 milliards, et les prévisions pour 2025 montent à 222 milliards d’euros. Pourtant, dans les documents officiels, seuls 100 milliards apparaissent dans le budget de l’État. Où sont passés les autres milliards ? Cette question, posée par David Guiraud, résonne comme une énigme nationale.

Ce qui est certain, c’est que la TVA est l’impôt le plus injuste pour les classes populaires et moyennes, car il pèse sur la consommation, et donc touche tout le monde, quel que soit le revenu.

« Où va l’argent de la TVA ? »

L’histoire racontée par David Guiraud prend un tournant inattendu: depuis 2019, l’État transfère une part colossale de la TVA vers la Sécurité sociale (environ 60 milliards d’euros en 2024) et vers les collectivités locales (environ 55 milliards). Ces transferts servent à compenser la suppression de certaines cotisations sociales et d’impôts locaux, mais surtout à financer des exonérations et des cadeaux fiscaux pour les grandes entreprises.

Avant 2019, la quasi-totalité de la TVA allait dans les caisses de l’État. Aujourd’hui, ce sont plus de 110 milliards d’euros qui échappent au budget national pour être redistribués ailleurs, sans réel débat démocratique. C’est ce que Guiraud appelle « deux TVA sociales », une ponction silencieuse sur le pouvoir d’achat des Français.

« La fausse baisse des impôts » – « Un tour de passe-passe fiscal »

Le gouvernement a beaucoup communiqué sur la baisse des impôts: suppression de la taxe d’habitation, baisse de la CVAE, exonérations pour les entreprises… Mais la réalité, c’est que ces baisses sont compensées par la hausse de la TVA. En d’autres termes, ce que les entreprises et les plus riches ne paient plus, c’est la majorité des Français qui le paie à leur place, à travers la consommation.

Même la suppression de la redevance télé a été compensée par la TVA. Résultat: il n’y a pas eu de véritable baisse d’impôt, mais une redistribution de la charge fiscale, au détriment des classes moyennes et populaires >voir plus ici.

Les plus riches, grands gagnants de la fiscalité

Un autre point clé du récit de David Guiraud: les plus riches ont été largement épargnés par les réformes fiscales récentes. La transformation de l’ISF en IFI, la flat tax sur les revenus du capital, et de nombreuses niches fiscales ont allégé leur contribution. En 2023, selon une note du Trésor, tous les Français ont payé plus d’impôts… sauf les 10 % les plus aisés, dont le taux d’imposition réel a même baissé.

Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile, par exemple, coûte 6,7 milliards d’euros à l’État, mais bénéficie principalement aux 10 % les plus riches, qui touchent en moyenne 2 426 € par an via ce dispositif.

Justice fiscale, colère sociale et alternatives

Le récit de David Guiraud n’est pas seulement une dénonciation, c’est aussi un appel à la justice fiscale. Quand la majorité des baisses d’impôts profitent aux plus riches et que la TVA pèse sur tous, la cohésion sociale est menacée. La France reste l’un des pays où la pression fiscale est la plus forte au monde, avec des prélèvements obligatoires représentant près de 48 % du PIB, loin devant la moyenne européenne.

Pour éviter que la colère ne se transforme en instabilité, il est essentiel d’exiger plus de transparence sur l’utilisation des impôts, de réclamer un débat démocratique sur les choix budgétaires, et de soutenir des politiques qui favorisent réellement l’équité.

Reprendre le pouvoir sur sa contribution

Ce que David Guiraud a exprimé, sans prendre parti politiquement, c’est l’histoire également d’un pays où la fiscalité, loin d’être neutre, façonne la vie de chacun. Comprendre le fonctionnement de la TVA et des impôts, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir sur son quotidien. En s’informant, en optimisant sa fiscalité, et en exigeant plus de justice, chaque citoyen peut devenir acteur d’un système plus équitable.

Notes sur la fiscalité lié à ce poste:

Face à ce constat, que peut faire un citoyen pour ne pas subir de plein fouet cette injustice fiscale ? Voici quelques conseils pratiques, issus de sources fiables, pour optimiser sa fiscalité :

  • Optimiser la TVA : Pour les entrepreneurs, il est possible de choisir un régime adapté (franchise en base de TVA, micro-entreprise), de bien récupérer la TVA déductible, et de faire appel à un avocat fiscaliste pour structurer ses opérations.
  • Réduire ses impôts : Utiliser les crédits d’impôt pour l’emploi à domicile, les dons à des associations, le plan d’épargne retraite (PER), ou encore les frais réels pour les salariés.
  • Faire appel à un conseiller fiscal : Un professionnel peut vous aider à optimiser votre situation et à éviter les erreurs coûteuses.

Pour les plus modestes, il existe aussi des dispositifs spécifiques pour alléger la charge fiscale, comme le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants ou la réduction d’impôt pour dons >voir plus ici.

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