« Israël a créé le Hamas comme contrepoids au Fatah de Yasser Arafat. » – Ron Paul, ancien membre du Congrès américain
Les Origines Troubles du Hamas
De multiples sources révèlent qu’Israël a activement soutenu l’émergence du Hamas dans les années 1980 :
- Stratégie du « diviser pour mieux régner » contre l’OLP
- Financements indirects via des permis de travail et transferts qataris
- Tolérance initiale face à son développement
Les Déclarations qui Accablent
| Personnalité | Citation | Source |
|---|---|---|
| Netanyahu | « Quiconque veut empêcher la création d’un État palestinien doit soutenir le Hamas » | Haaretz (2019) |
| Josep Borrell | « Israël a créé lui-même le Hamas […] pour affaiblir l’Autorité Palestinienne » | EU Council (2024) |
| Avner Cohen | « Israël a permis aux islamistes de s’organiser en alternative à l’OLP » | Washington Post (2009) |
La Stratégie du « Moins Pire »
Selon les analystes, Israël aurait suivi cette logique :
- 1987 : Tolérance initiale face au mouvement islamique
- 1990s : Autorisation des transferts financiers qataris
- 2000s : Affaiblissement délibéré de l’Autorité Palestinienne
- 2024 : Utilisation du Hamas comme justification géopolitique
Contexte : Le journal Haaretz révélait en 2018 qu’Israël avait autorisé le transfert de millions de dollars au Hamas depuis le Qatar, malgré les protestations des services de sécurité.
Sources Documentées
- voir le post sur le « 7 octobre 2023 » : Les déclarations de Netanyahu
- Post ici : Analyse historique
- [le Post ici] : Chronologie détaillée
- Le Monde (2024) : Déclarations de Borrell
Le Paradoxe Stratégique
Cette révélation pose des questions cruciales :
- Comment justifier la lutte contre un mouvement qu’on a contribué à créer ?
- Quelles responsabilités dans l’engrenage de violence ?
- Quelles solutions pour sortir de cette spirale ?
Pendant des années, Netanyahou a soutenu le Hamas. Aujourd’hui, cela nous explose au visage.
Pendant plus d’une décennie, les gouvernements dirigés par Benjamin Netanyahou ont mis en œuvre une stratégie visant à affaiblir l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, dirigée par Mahmoud Abbas, tout en permettant au Hamas, reconnu comme organisation terroriste par l’Union européenne, les États-Unis et Israël, de se renforcer dans la bande de Gaza.
Cette politique comprenait :
- Des négociations indirectes avec le Hamas via l’Égypte.
- Des transferts de fonds étrangers, notamment qataris, directement vers Gaza.
- Une augmentation des permis de travail pour les Gazaouis en Israël (passant de 2 000 à près de 20 000).
- Une relative tolérance aux provocations armées comme les roquettes ou les ballons incendiaires, afin de maintenir un statu quo fragile.
L’objectif tacite ? Empêcher l’unité palestinienne et ainsi bloquer toute avancée vers la création d’un État palestinien. Une stratégie confirmée en 2019 par Netanyahou lui-même, selon plusieurs sources du Likoud.
Mais cette politique s’est effondrée le 7 octobre 2023, lors de l’attaque sanglante menée par le Hamas contre des civils israéliens, marquant le jour le plus meurtrier de l’histoire récente d’Israël.
Cette attaque, qualifiée de « Pearl Harbor israélien », a démontré que la stratégie d’affaiblissement d’Abbas au profit d’un Hamas « contenu » s’est retournée contre ses instigateurs.
« L’idée de renforcer indirectement le Hamas tout en tolérant des attaques sporadiques est partie en fumée samedi. » – Times of Israel

