“Dissolution française”: le livre fantôme qui accuse la Macronie… et qu’on préfère enterrer
1. Un livre explosif… disparu trop vite ?
Comment un simple livre politique a pu disparaître presque en silence alors qu’il accusait frontalement le cœur de l’État ?
“Dissolution française – La fin du macronisme” est ce genre d’ouvrage dérangeant: un texte qui met les doigts dans les plaies de la justice, des ventes stratégiques comme Alstom, des liens avec la finance mondiale et qui pose une question simple que beaucoup se posent en ligne : “Est-ce encore une démocratie normale, ou un système verrouillé ?”
Dans ce livre, l’auteur raconte de l’intérieur comment le député Olivier Marleix s’est heurté à un mur. Il décrit des enquêtes enterrées, des commissions d’enquête vidées de leur sens, des procureurs injoignables, des dossiers explosifs sur Alstom, Alcatel, la réforme des retraites et l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Peu à peu, tout converge vers une idée qui dérange vraiment la Macronie : et si la justice et certaines administrations avaient servi de levier pour installer et protéger un pouvoir déjà choisi ?
Pour creuser ce sujet et voir comment cette “vérité qu’on enterre” est analysée plus en profondeur, tu peux lire l’article complet ici :
Dissolution française: un livre fantôme et une vérité qu’on enterre.
2. Que révèle vraiment “Dissolution française” ?
Une justice “indépendante”… qui tombe toujours du même côté
Le livre décrit une justice présentée comme indépendante, mais qui intervient de manière très ciblée. Elle se montre fulgurante contre certains opposants, comme François Fillon, et beaucoup plus timide dès qu’il s’agit d’affaires qui touchent Emmanuel Macron, ses proches ou les grands mécènes de sa campagne. À travers des témoignages, des échanges et des faits précis, l’ouvrage avance ainsi l’idée d’une “justice politique” qui aurait contribué à faire tomber certains candidats, tout en validant tranquillement les comptes et les montages de la Macronie.
Alstom, retraites, BlackRock : des coïncidences trop parfaites ?
Un autre point qui fâche concerne la manière dont le livre relie des décisions présentées comme techniques à des intérêts très concrets. Il évoque les ventes d’actifs stratégiques comme Alstom ou Alcatel, la réforme des retraites taillée pour pousser les hauts revenus vers la capitalisation privée et le rôle de géants comme BlackRock. Pour l’auteur, tout cela ressemble moins à des “hasards de la modernisation” qu’à une cohérence de classe, où l’État devient le meilleur agent des fonds et des grandes multinationales.
Le passage sur la réforme des retraites est particulièrement violent. Le livre décrit un système “universel” en façade, qui renvoie pourtant les trois cent mille plus hauts revenus vers le privé après avoir préparé le terrain avec la loi Pacte et l’ouverture aux géants de la gestion d’actifs. Ce détail, parmi d’autres, nourrit l’idée que la Macronie ne gouverne pas “pour tous”, mais pour un bloc très précis: la finance, les grandes entreprises et certains réseaux transatlantiques.
3. Pourquoi ce livre dérangeait autant ?
Un député de l’intérieur qui casse le récit officiel
Ce qui rend “Dissolution française” vraiment explosif, ce n’est pas seulement ce qu’il raconte, mais aussi qui le raconte. On ne parle pas d’un blogueur en colère ou d’un pamphlétaire marginal. Il s’agit d’un député de droite classique, longtemps proche du système, qui finit par dire que tout est verrouillé, que la séparation des pouvoirs n’est plus qu’un décor et que la Macronie fonctionne comme une sorte d’État profond sous stéroïdes.
Pour le pouvoir, ce genre de témoignage est un cauchemar. Il confirme, de l’intérieur, ce que beaucoup de citoyens ressentent déjà. Lorsqu’un élu qui a utilisé toutes les voies “propres” explique qu’il n’arrive à rien et que la justice ne bougera pas, le storytelling d’une République “exemplaire” et “moderne” se fissure. C’est pour cette raison que de nombreux internautes ont eu le sentiment que ce livre avait été étouffé médiatiquement aussi vite que possible.
“Complot ou pas ?” – ce que se demande vraiment Internet
Sur le net, les mêmes questions reviennent sans cesse. Pourquoi ce livre a-t-il fait si peu de bruit alors qu’il vise directement le sommet de l’État ? Pourquoi les médias se sont-ils précipités à défendre Emmanuel Macron dès que certains journalistes ont commencé à poser des questions ? Et surtout, jusqu’où la justice est-elle instrumentalisée dans ce genre d’affaires ?
L’ouvrage ne prouve pas un “super complot” écrit à l’avance comme dans un roman. En revanche, il aligne assez d’éléments pour nourrir l’idée d’un système organisé pour protéger la tête du pouvoir et sacrifier le reste lorsque cela devient nécessaire. Cette idée résonne fortement avec le sentiment d’impuissance que beaucoup de citoyens expriment aujourd’hui.
Au fond, ce que “Dissolution française” met sur la table, et qui dérange vraiment, c’est ceci: si même ceux qui sont à l’intérieur du système parlent d’impuissance, de dossiers enterrés, de justice à géométrie variable et de connivences avec la finance, alors la vraie question n’est plus “y a-t-il un complot ?”, mais “jusqu’où ce système ira-t-il avant que les Français ne demandent des comptes ?”.



