Avertissement: Cet article ne vise aucune entreprise en particulier. Les pires ne sont certainement pas indiquées ici. Des centaines d’autres applis font pareil, voire pire. Mais ce n’est pas le but. Le but, c’est que l’utilisateur tienne compte de toutes ces applis qui surveillent ce qu’on fait. Souvent sans qu’on en doute. Souvent sans qu’on le sache. Et ça, c’est le vrai problème. Bonne lecture !
Vous utilisez une appli de fidélité. Vous commandez un burger. Vous scannez un code-barres. Des gestes anodins. Des gestes quotidiens. Mais derrière ces gestes, il y a une réalité qu’on vous cache. Une réalité où vos habitudes deviennent des données. Où vos données deviennent des prédictions. Et où vos prédictions deviennent de l’argent. Pour eux. Pas pour vous. Alors, que savent vraiment ces applis sur vous ? Et que font-elles de ces données ?
Cet article ne prend pas parti. Il montre. Il révèle. Il vous donne les clés pour comprendre par vous-même. Parce que les applis de consommation, c’est complexe. Et parce que la vérité mérite qu’on prenne le temps de regarder où vont vraiment vos données.
Les applis de fidélité : des espions dans votre poche
Les applis de fidélité promettent des points. Des réductions. Des cadeaux. Mais elles demandent beaucoup en échange. Votre nom. Votre prénom. Votre adresse. Votre téléphone. Votre email. Et bien plus encore. Parce que ces applis ne se contentent pas de compter vos points. Elles comptent vos pas. Vos habitudes. Vos faiblesses. Et elles revendent tout ça.
Starbucks, McDonald’s : ce qu’elles savent vraiment sur vous
Un journaliste de WIRED demande ses données à McDonald’s. Il reçoit 515 pages. 515 pages sur un seul client. Comme le dossier du FBI sur John Lennon. Historique de toutes ses commandes. Fréquence d’achat. Panier moyen. Horaires habituels. Lieux de commande. Préférences alimentaires. Régimes. Tout y est. Et ce n’est pas un cas isolé. Starbucks fait pareil. Toutes les grandes chaînes font pareil. Comme le montrent Dexerto McDonald’s 515 pages et Journal du Geek McDonald’s.
Les programmes de fidélité : un échange inégal
Vous donnez : nom, prénom, adresse, téléphone, email. Vous donnez : historique des achats, fréquences, catégories de produits, quantités, panier moyen. Vous recevez : quelques points, des réductions, des offres personnalisées. Une quantité astronomique de données collectées. Pour quelques euros de réduction. Un échange inégal. Comme le confirment Ouest France Cartes Fidélité et BYMADA Loyalty Program.
Les données comportementales collectées sans friction
Clics. Ouvertures de l’application. Utilisation de bons. Produits consultés. Paniers abandonnés. Proximité avec un magasin (géolocalisation). Événements personnels (anniversaires, fêtes). Chaque action du client alimente un réservoir d’information. Des données comportementales collectées sans friction. Comme le montrent IKOMOBI Données Comportementales et MaFidelité Collecte.
Les applis de livraison : Uber Eats, Deliveroo, Glovo et la surveillance en temps réel
Les applis de livraison promettent de faciliter vos commandes. De vous faire gagner du temps. De vous livrer en 30 minutes. Mais derrière cette promesse, il y a une surveillance en temps réel. Votre localisation. Vos déplacements. Vos habitudes. Et ces données, elles les partagent avec des tiers. Des tiers que vous ne connaissez pas.
Uber Eats : 12 points de données partagés avec des tiers
Uber Eats partage 12 points de données avec des tiers. Numéro de téléphone. Adresse physique. Historique de recherche. Localisation GPS en temps réel, même en arrière-plan. Transactions. Communications in-app. Informations sur les appareils. Analytics via Google Analytics et autres services tiers. 12 points de données. Partagés avec des inconnus. Comme le montrent Global Security Mag Uber Eats et Avast Food Delivery Apps.
Deliveroo, GrubHub, Instacart : le tracking permanent
GrubHub tracke 11 points de données. Instacart tracke 10 points de données. Localisation précise du téléphone, même en arrière-plan. « Si vous avez précédemment accepté la collecte de données de localisation, nous pouvons collecter et stocker la localisation précise de votre appareil quand l’appli tourne en foreground ou background ». Le tracking permanent. Comme le confirment Global Security Mag Tracking et Avast GrubHub.
Glovo : 5 millions d’euros d’amende pour atteinte à la vie privée
Glovo écope de 5 millions d’euros d’amende. Collecte illégale des données de plus de 35 000 livreurs. Transfert des données de géolocalisation à des tiers à leur insu. Même en dehors des horaires de travail (jusqu’en août 2023). Utilisation de données biométriques (reconnaissance faciale) jugée disproportionnée. 5 millions d’euros. Mais les données, elles, sont déjà vendues. Comme le révèlent MondeTech Foodinho et 365 Trust Glovo.
Les failles de sécurité : vos données sur le Dark Web
Glovo affectée par un accès non autorisé par un pirate informatique. Données personnelles et identifiants d’accès de dizaines de millions de clients, chauffeurs et employés volés. Yemeksepeti (Turquie): 140 113 dollars d’amende pour fuite de données. Des failles de confidentialité qui persistent. Vos données sur le Dark Web. Comme le montrent 365 Trust Dark Web et Daily Sabah Yemeksepeti.
Les applis de shopping : Amazon, Wish, eBay et la collecte massive
Les applis de shopping promettent de faciliter vos achats. De vous faire gagner du temps. De vous proposer les meilleurs prix. Mais derrière cette promesse, il y a une collecte massive. Vos recherches. Vos consultations. Vos paniers abandonnés. Vos achats. Et ces données, elles les utilisent pour prédire vos comportements futurs.
Amazon Shopping et Wish : les pires en collecte de données
Amazon Shopping et Wish collectent le plus de données parmi les applis de shopping. 95% des points de données collectés sont liés à l’identité de l’utilisateur. Historique de navigation. Recherches. Produits consultés. Paniers abandonnés. Achats. Préférences. Les pires en collecte de données. Comme le montrent Global Security Mag Amazon Wish.
Ce que les applis de shopping trackent
Cookies. Web beacons. Pixels. Session replay/screen capture (rejeu de session/capture d’écran). Informations sur comment vous scrollez l’appli. Site web visité avant. Parties du site visitées. Temps passé. Tracking cross-devices pour « tailleur contenu et fonctionnalités ». Tout est tracké. Comme le confirment Avast Session Replay.
Les applis de scan de produits : des données proches de la santé
Derrière chaque code-barres : habitudes de vie, régimes alimentaires, données proches de la santé. Liste de produits scannés. Dates de consommation. Préférences de recette. Dès que ces infos sont liées à votre compte, le RGPD s’applique. Mais combien d’utilisateurs le savent ? Des données proches de la santé. Comme le révèlent La Cour Avocat Scan Produits.
Ce qu’elles font vraiment de vos données (au-delà des « offres personnalisées »)
Elles disent: « pour vous proposer des offres personnalisées ». Mais c’est tout ? Non. Elles revendent vos données. Elles profilent vos comportements. Elles spéculent sur vos achats. Et vous, vous ne touchez rien. Juste quelques points de fidélité.
La revente à des tiers: qui achète vos données ?
Uber Eats partage 12 points de données avec des tiers. Position. Informations personnelles. 6 autres types de données. Les données sont « chiffrées lors de leur transfert » (mais pas chez le destinataire). Qui sont ces tiers ? Des annonceurs. Des data brokers. Des hedge funds. Qui achète vos données ? Comme le montrent Global Security Mag Tiers et Google Play Toters.
Le profilage comportemental : vous connaître mieux que vous-même
Analyse des habitudes de consommation. Détection des moments de faiblesse (fin de mois, stress, fatigue). Ciblage en fonction des vulnérabilités. Création de profils psychographiques (comme Cambridge Analytica). Vous connaître mieux que vous-même. Comme le confirment Ouest France Profilage et Amnesty Cambridge Analytica.
La spéculation : prédire vos achats pour parier sur les marchés
Les hedge funds achètent des données de consommation. Prédiction des tendances de marché avant les annonces officielles. Exemple : données de cartes de crédit agrégées pour prédire les résultats trimestriels. Vos achats deviennent des instruments financiers. La spéculation. Comme le montrent Dauphine PSL Spéculation.
Les risques concrets pour vous (au-delà de la « pub ciblée »)
La pub ciblée, c’est agaçant. Mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est le spam. Le harcèlement. La localisation de votre domicile. La fraude financière. Des risques concrets. Des risques réels. Et vous, vous continuez à utiliser ces applis.
Le spam et le harcèlement
Certains restaurants enregistrent votre numéro depuis la commande. Envoi de SMS promotionnels sans votre consentement. Risque de spam. De harcèlement téléphonique. Votre numéro revendu à des listes de marketing. Le spam et le harcèlement. Comme le montrent Lock Pub Livraison.
La localisation de votre domicile et de vos déplacements
Adresse complète = localisation du domicile. GPS = schémas de déplacement. Lieux de travail. Écoles des enfants. Ces données peuvent être utilisées par des cambrioleurs. Des stalkers. Des entités gouvernementales. La localisation de votre domicile. Comme le confirment Lock Pub GPS.
La fraude financière
Données de paiement = risque de fraude financière. Même si les applis disent « chiffrer » les données, les failles existent. Glovo. Yemeksepeti. Des millions de données volées. La fraude financière. Comme le révèlent Lock Pub Fraude et 365 Trust Fraude.
Comment se protéger ? (les actions concrètes)
Alors, que faire ? Comment se protéger ? Parce que oui, il y a des solutions. Des actions concrètes. Des actions qui comptent. Mais il faut les connaître. Il faut les appliquer. Et il faut les partager.
Comprendre vos droits (RGPD, CCPA)
Droit d’accès. De rectification. De suppression. Demander vos données aux entreprises (comme le journaliste de WIRED). Exercer vos droits via les paramètres de confidentialité. Comprendre vos droits. Comme le montrent Journal du Geek Droits.
Les bonnes pratiques pour les applis de fidélité
Utiliser une adresse email dédiée (pas votre email principal). Donner un faux numéro de téléphone (si possible). Ne pas lier les applis de fidélité à vos réseaux sociaux. Supprimer les applis que vous n’utilisez plus. Les bonnes pratiques. Comme le confirment Ouest France Protection.
Les bonnes pratiques pour les applis de livraison
Désactiver la localisation en arrière-plan. Utiliser l’option « livraison devant la porte » (moins de données partagées). Payer en cash à la livraison (si possible). Supprimer l’historique de commande régulièrement. Les bonnes pratiques. Comme le montrent Lock Pub Protection.
Les outils pour limiter la surveillance
Navigateurs respectueux de la vie privée (Brave, Firefox avec extensions). Moteurs de recherche alternatifs (DuckDuckGo, Startpage). Extensions anti-tracking (uBlock Origin, Privacy Badger). VPN pour masquer votre adresse IP. Les outils pour limiter la surveillance. Comme le confirment Cours IA Paris Protection.
Mais il faut aussi relativiser. Cette affaire est complexe, oui. Mais elle montre aussi que des citoyens peuvent comprendre. Que des alternatives existent. Et que la transparence est possible. La colère est légitime. Mais elle ne doit pas nous avaler. Mieux vaut rester lucide, malin, et continuer à chercher la vérité sans se laisser détruire par le dégoût. Parce que c’est comme ça qu’on avance. Pas en se résignant. Pas en se culpabilisant. Mais en comprenant. Et en agissant.
FAQ : applis de fidélité, livraison et shopping : ce qu’il faut savoir
Cette partie résume les points clés, sans confondre les faits, les hypothèses et les théories.
- Les applis de fidélité collectent-elles vraiment autant de données ? Vrai. McDonald’s a fourni 515 pages de données sur un seul client, incluant historique, prédictions et habitudes.
- Uber Eats et Deliveroo partagent-elles nos données avec des tiers ? Vrai. Uber Eats partage 12 points de données, dont localisation GPS et informations personnelles.
- Amazon et Wish sont-elles les pires en collecte de données ? Vrai. 95% des points de données collectés sont liés à l’identité de l’utilisateur.
- Les données de localisation sont-elles collectées même en arrière-plan ? Vrai. Les applis de livraison collectent la localisation précise même quand l’appli tourne en background.
- Pouvons-nous récupérer nos données personnelles ? Vrai. Le RGPD et le CCPA donnent le droit d’accès, de rectification et de suppression des données.
Pour vérifier, consulte Journal du Geek McDonald’s, Global Security Mag et Lock Pub Privacy.
FAQ : comment se protéger des applis de consommation ?
Le dossier applis de consommation et vie privée est complexe justement parce qu’il touche notre quotidien. Voici les raisons principales.
- Faut-il supprimer toutes les applis de fidélité ? Faux. Il faut les utiliser avec précaution : email dédié, faux numéro, pas de lien avec réseaux sociaux.
- Les applis de livraison sont-elles toutes dangereuses ? Partiellement. Toutes collectent des données, mais certaines (Glovo) ont été épinglées pour atteinte à la vie privée.
- Le RGPD protège-t-il vraiment nos données ? Oui. Mais il faut exercer ses droits : demande d’accès, rectification, suppression via les paramètres.
- Les outils anti-tracking fonctionnent-ils ? Oui. Navigateurs privés, extensions anti-tracking, VPN limitent la surveillance mais ne l’éliminent pas totalement.
- Faut-il s’inquiéter ou relativiser ? Relativiser. La colère est légitime, mais mieux vaut rester lucide et agir concrètement sans se laisser avaler par le dégoût.
Le plus sain reste de croiser les sources, de vérifier les publications et de refuser les raccourcis. C’est comme ça qu’on évite de se faire embarquer par une narration trop belle pour être vraie.




